L’esprit Don Bosco n’est pas une déclaration d’intention : c’est une méthode. Elle est née au XIXe siècle, à Turin, auprès de jeunes que personne n’attendait, et elle tient en trois mots : la raison, la religion, l’affection. Cent cinquante ans plus tard, c’est encore elle qui règle la façon dont on parle à un élève, dont on le reprend et dont on lui fait confiance.

Portrait dessiné de Jean Bosco
Jean Bosco (1815-1888), fondateur des Salésiens.

Le système préventif

Don Bosco a laissé une méthode éducative qu’il appelait le système préventif : prévenir plutôt que punir, accompagner plutôt que surveiller. Elle repose sur trois appuis, et chacun dit quelque chose du jeune que nous accueillons.

  • La raison : le jeune est capable de raison et de dialogue. La règle lui est expliquée avant de lui être appliquée.
  • La religion : le jeune est porteur des questions de sens. L’établissement y répond par une proposition ouverte à tous et respectueuse des consciences.
  • L’affection : c’est d’elle que naît la confiance, et sans confiance, il n’y a pas d’éducation possible.

Tout cela se vit au sein d’une équipe qui cherche à faire vivre un certain esprit de famille : c’est lui, plus que les textes, qui permet au jeune de s’épanouir.

« Sans affection, pas de confiance ; sans confiance, pas d’éducation. »

Jean Bosco, lettre de Rome, 1884

L’amorevolezza

Le mot est italien et ne se traduit pas d’un seul mot français. Ce n’est ni la gentillesse ni l’indulgence : c’est un amour éducatif qui se voit, qui se dit et qui engage. Il s’adresse d’abord aux plus fragiles, à ceux dont personne ne s’occupe.

Don Bosco en tirait une exigence, qui est peut-être la plus difficile de toutes : il ne suffit pas d’aimer les jeunes, il faut qu’ils sachent qu’ils sont aimés. De là vient aussi la conviction qu’aucun jeune n’est perdu d’avance : en chacun, il existe un point accessible au bien, et le travail de l’éducateur consiste à le chercher.

L’esprit de famille

Don Bosco parlait de sa maison, pas de son école. La nuance est décisive : l’éducation ne se limite pas à la classe, elle se vit dans chaque moment de la journée, dans la cour, dans les couloirs, dans les temps informels.

C’est pourquoi les adultes de l’établissement sont présents là où sont les jeunes, et pas seulement devant un tableau. La vie scolaire, la pastorale, le sport, la musique et les ateliers ne sont pas des à-côtés : ils font partie de l’éducation elle-même.

Ce que cela change au quotidien

Un principe qui ne se voit nulle part n’en est pas un. Voici où celui-ci se lit dans nos choix.

  • Le travail manuel n’est pas une voie de second rang. Dès 1875, Jean Bosco ouvrait ses premiers ateliers professionnels, avec une conviction : former la tête, le cœur et la main. Notre lycée professionnel et notre apprentissage en sont les héritiers directs.
  • Le jeu et le sport font grandir. On y apprend le respect, l’engagement, l’effort et le dépassement de soi autant qu’en classe. C’est le sens de nos horaires aménagés.
  • La création révèle des talents que la classe ne voit pas. Don Bosco n’était pas seulement éducateur, il était aussi profondément artiste, d’où notre partenariat avec le Conservatoire et nos classes théâtre.
  • Chaque jeune a sa place, quelle que soit son histoire. Les dispositifs UPE2A et ULIS Pro accueillent des élèves allophones et des élèves à besoins éducatifs particuliers : l’accueil des élèves à besoins éducatifs.
  • Grandir, c’est aussi s’ouvrir au monde. Mobilités Erasmus+, consortium salésien, projets européens : International.

Le PEPS, notre boussole

Ces convictions ne restent pas à l’état d’héritage : elles sont écrites, partagées et relues chaque année dans le projet éducatif pastoral salésien, le PEPS. Il donne le cap à notre action et unit l’ensemble de la communauté éducative autour d’une mission commune : faire grandir chaque jeune dans toutes les dimensions de sa vie.

Quatre axes le structurent : un cadre de sens, une attention à chaque personne, une dynamique éducative et pastorale, une mission partagée. Ils sont détaillés sur la page Histoire & identité salésienne, et la pastorale en montre la mise en œuvre.

« Éduquer, c’est préparer à la vie. »

Jean Bosco

Cet esprit se raconte mal et se vérifie vite : il suffit de venir. Les journées portes ouvertes sont l’occasion de rencontrer les équipes et de voir la maison en fonctionnement.